Zdzislaw & son encre sale.

    • Zdzislaw & son encre sale.

      Premier post sur le forum ; j'ai vu qu'il y avait des amateurs de textes. Me suis dis que je pourrais montrer mes quelques semblants de poèmes. D'autres suivront.



      ECHO DU SILENCE

      Le ciel, bleuté, étoiles blanches ;
      Les arbres se muent en pleine nuit ;
      La neige légère alourdi les branches,
      Et seul dans cette plaine, il sourit.


      Les roses se fanent, voilà le bon air.
      Dans ce champ blanc, plus un cheval n'hèle.
      D'aucuns s'engourdissent dans cet hiver,
      Alors qu'il lui fait naître des ailes.


      Par endroits gisent des flaques noires,
      Une encre épaisse danse avec le blanc.
      Silence, son écho, rêves dérisoires,
      Voici ce qui survit dans ce champs.






      ETHER

      C'est de larme unique que sont peints
      Ces pâles tableaux gris et blanc,
      Cette brume au charme sans fin,
      Qui voile ce soleil sans romance.

      Ces pâles tableaux gris et blanc,
      Chantent une pluie, tendrement,
      Qui voile ce soleil sans romance.
      Les plages sont fades, mortes.

      Chantent une pluie, tendrement,
      Ô femmes sans langues ni sourires ;
      Les plages sont fades, mortes,
      Tout comme les cœurs épris d'espoirs.

      Ô femmes sans langues ni sourires
      Qui s'effondrent en chœur
      Tout comme les cœurs épris d'espoirs.
      Le romantisme baigne dans une salive froide.

      *

      C'était pourtant une aube d'hiver comme les autres.
      Une fine neige se faisait entendre dehors,
      Se couchant lentement parmi les sœurs.
      Le froid paralyse tout, les cœurs s'éthérisent en sourire.

      Une fine neige se faisait entendre dehors,
      Chair pâle, rides figées et respiration discrète,
      Le froid paralyse tout, les cœurs s'éthérisent en sourire.
      Assise au milieux d'un tapis moelleux et chaud.

      Chair pâle, rides figées et respiration discrète,
      Une épaisse moquette rouge vif, jaune chaleureux
      Assise au milieux d'un tapis moelleux et chaud,
      Abrite le soupir incessant de cette viande froide.

      Une épaisse moquette rouge vif, jaune chaleureux,
      Une valse donnée par un violon aux larmes amères,
      Abritent le soupir incessant de cette viande froide.
      La rose se fane, se donne aux néants, l'œil vitreux.
    • Salut à toi Zdzislaw :)

      Comme tu peux le constater , cette section n'est pas très active malheureusement , malgré le fait qu'elle regorge de talents , j'en suis profondément convaincu.
      J'ai beaucoup apprécié tes poèmes , très bien écrits , et pourtant je suis pas fan des poèmes libres , sans rimes ni structures logiques au niveau des vers.

      Mais je les trouve très beaux ;)


      « Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale. Mais je sais qu'il n'y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrième. »
      Albert Einstein

      Helpeur
      Super Modérateur Wizard101.fr
      Modérateur Formateur OGame.fr
      Modérateur KingsAge.fr
      Modérateur Bitefight.fr


    • Bien le bonjour,

      Je viens de passer sur cette section après un (trop) long moment d'absence.
      Je ne sais pas trop quoi dire à part en demander d'autres. ^^
      Bref, je suis fan, c'est original, c'est beau et c'est soigné.
      Et au passage, je viens de me rendre compte qu'on est voisins IG. ;)

      Merci à Kassydy

      Fear sucks the senses like a leak, feast upon the emptiness that is increased
      All you need is time, but time recedes behind

      Doomsday Afternoon - Phideaux
    • Merci à tous ; heureux de lire tout ça.


      Voilà quatre autres poèmes, plus ou moins récents et avec des thèmes variés.


      JE ME MEURS.

      Les cimetières et les plaines rases
      s'embellissent d'une couche de poussière claire,
      survolées par une nuée de flamands-roses qui
      tourne le dos à un bois ;
      ou gît, amorphe, un cerf,
      bercé dans la neige,
      son visage voilé par une branche de ronces.


      Trois personnages en long blouson grisâtre
      et aux membres de fils de fer et barbelés ;
      hument ses décompositions fleuries,
      puis s'emparent de son cœur avant de
      reprendre leur marche funèbre, les mains sanglantes,
      dans un silence ; autiste.


      Ô combien étrange que cette ode a la défloraison,
      Ode aux lourdes pluies couplées de vents froids,
      Que cette ode a la pâleur des visages, et à l'évasion des sourires ;
      Ô Combien étrange, murmuraient les pins célestes,
      Que l'automne soit si beau ;



      alors que tout se meurt vraiment.



      LUEUR.

      Au sommet d'une colline aux longues herbes vertes,
      Une meute de renard, immobile et assise regardait le ciel,
      Attendait la promise fin, la promise cessation
      D'un Tout, qui s'appuyait doucement sur leurs épaules,
      Creusant des tombes toujours plus profondes.


      Et pendant qu'elle admirait ce grand vide
      Parsemé de points blancs brillants,
      Pendant qu'elle patientait naïvement dans un silence,
      Une nuée de flamands roses passèrent au dessus d'elle,
      Tentant de lui dire, que rien ne lui sourirait jamais.


      Cette nuit là, elle n'eut ni fin ni répit, mais elle continuait
      De retenir son souffle, et imaginait à chaque instant
      Un grand vent balayant tout sur son passage,
      Ne laissant pour couleurs qu'un gris terne couplé d'un noir intense,
      Et une odeur de roses en cendres.


      L'aube arriva tantôt, après une lune qui semblait crier rage.
      Ce soir là rien ne périt, pas même leur espoir,
      Cette idée demeurait encrée à jamais, cette unique idée
      Qui mêlait les couleurs de la crainte à celle de la séduction.
      Elle ouvrait les bras à l'abattoir,
      Les points blancs vivants toujours aux creux des pupilles.



      ERRANCE SENTIMENTALE.

      Elle tap'Ô'tapota mon pied,
      Habillée d'un sourire sincère,
      Les yeux mis clos et les idées
      Vagabondes, plus ou moins claires.

      Naif errant sentimental
      Habité par des pensées blanches,
      De malaise me voilà pâle.

      Plumes dans le coeur par avalanche
      Se plaisent a créer un bal
      Ou, naif errant, je flanche.

      Errant en larme, je la laisse faire
      Coeur saignant devenant usé
      S'aperçoit tard qu'être débonnaire
      Ne fait que créer de plus vives plaies.



      VAU L'EAU.

      Comment ne pas s'éprendre du suicide sentimental,
      comment ne pas se laisser saigner à vau l'eau,
      et baigner dans ses larmes et son sang ;
      quand tout ce que l'on respire,
      est le parfum d'une rose
      dont on a arraché
      les pétales.
      Ô.


      Comment ne pas s'éprendre du suicide sentimental,
      comment ne pas se laisser pleurer à vau l'eau,
      et baigner en souriant dans la pluie,
      quand tout ce que l'on entend,
      est l'écho d'un mot doux,
      s'amusant à percer
      nos tympans.
      Ô.


      Comment ne pas s'éprendre du suicide sentimental,
      comment ne pas se laisser exister à vau l'eau,
      et se noyer dans les vices que l'on invitent,
      quand tout ce que l'on ressent,
      est un coeur solitaire,
      battant toujours,
      pour rien.
      Ô.