Textes divers, écrits au grès de mon imagination

    • Textes divers, écrits au grès de mon imagination

      Bonjour, bonsoir tout le monde !
      Du coup je me lance, voici une petite histoire que j'ai écrite il y a environ un ans. Je comptais faire une suite, mais par manque d'idée et de temps je n'ai jamais rien fait de potable...
      N'hésitez pas à critiquer, je sais que c'est loin d'être parfait :)
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      Une belle rencontre


      Je marche sur cet étroit sentier, bordé par la forêt. Cela fait quelques heures que je me suis échappé de la maison. J’avais besoin d’être seul, un instant. Je sors du sentier, m’enfonce dans la végétation. Je fais encore quelques pas, et m’assois, au creux des racines de ce chêne centenaire.

      Et je me prends à penser à ma vie, revenant un an en arrière. Je nous revois, moi, ma sœur, mon frère et mes parents, devant un énorme gâteau, le mien, nous fêtions mes 15 ans. Nous étions heureux, soudés, la vie me souriait, je rentrais au lycée, tout allais bien.

      Brusque changement de décors : il y a cinq mois. On nous apprend que Maman est malade. Un cancer généralisé, on nous dit. On ne réalise pas tout de suite ce que ça implique, que ça se joue en mois, maintenant.

      Je reviens à moi. Cela fait maintenant deux semaines que ma mère est morte, partie. Et, toutes les nuits depuis deux semaines, je me lève pour rassurer ma petite sœur, Jade. Elle est adorable, du haut de ses huit ans. Mais elle est brisée. Il y a aussi mon petit frère, Noé, 14 ans. Pour lui aussi, ça a été terrible : la maladie de ma mère l’a complètement changé. Il refait sa quatrième cette année. Et mon père se plonge dans le boulot, il se démène pour l’oublier, et pour nous nourrir. Du coup, il n’est pas souvent là. Et moi j’encaisse. C’est dur, mais je n’ai pas le choix, il faut que je m’occupe de mon frère et de ma sœur.

      Aujourd’hui j’ai fait un break : une balade en forêt, seul. Une évasion. Réprimant mon chagrin, je me relève. C’est alors que j’entraperçois un éclair gris dans le buisson en face. Puis j’entends un bruit de branche brisée, et un petit jappement. Je me lève, écarte les feuilles et les branches, et je le vois. Et il me voit.

      Nos regards se croisent, et je chute au fond de ses yeux ambre, happé par une spirale d’émotions, d’images, de souvenirs et de sensations. Je vois cette tanière dans la forêt. Sa meute. Décimée par un incendie, il en est le seul survivant. Je vois son périple aux travers de bois et de montagnes, son affamement, son épuisement. J’assiste à sa première chasse seul, à son plaisir de plonger le museau dans les chaires chaudes de sa première proie. Il s’est accroché à la vie, tout comme moi. Je vois en lui, mais lui aussi voit en moi ; il voit ma crainte, mes espérances, ma souffrance. Un nouveau regard, et je me libère. Mais il est toujours là, au fond de mon esprit, de mon âme. Il me complète. Je me sens revivre.

      Désormais, nous sommes liés. Deux corps de chair pour un seul esprit. Un homme, et un loup.



      Charon- UNITY

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    • Très beau texte Aloup, plein de tristesse....histoire très dure que la perte d'un de ses proches.
      J'étais complètement dans l'histoire et j'avais envie d'être aux côtés de ce garçon pour l'aider et l'écouter. Bravo :)
      Continue !!

      Merci à toi Sire Elroy :love:
      Sincérité et Fidélité, telles sont mes devises...

      Les filles, venez vous battre sur la Guerre Des Sexes !!!!!

    • Voila un deuxième texte, en rapport avec le premier,

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      Vous pensez sans doute que ma première rencontre avec la mort fut celle de ma mère. C’est ce que je pensais aussi, jusqu'à hier. De fait, l’irruption du magique, du surnaturel dans ma vie à fait resurgir du fond de mon esprit des souvenirs d’enfance, pour le moins étranges. Je m’attarderais tout particulièrement sur l’un d’eux. Ce jour-là, j’approchais de mes cinq ans, j’avais échappé (une fois de plus) à la surveillance de mes parents, et m’étais joyeusement enfui dans la forêt bordant la maison (cette même forêt où je rencontrerais mon compagnon d’âme). Après quelques longues minutes passées à gambader dans les sentiers, j’étais arrivé sur la berge d’un étang. Et, pour quelque obscure raison, je décidais alors de tremper mes mains dans l’eau. Ce fut à ce moment-là que l’étrange se produisit : en l’espace de quelques instants, le ciel s’obscurcit, et une nappe de brume se format à la surface de l’étang.

      Soudain, j’entendis des cris, de plus en plus fort. Alors que j’en cherchais la provenance, je vis une femme en sang, habillée étrangement d’ailleurs, sortir du couvert des arbres pour s’enfoncer dans la brume. A sa suite, un homme, d’aspect crasseux, tenant un poignard dans une main, un petit sac de cuir dans l’autre, déboucha dans la clairière. Je ne distinguais alors pas son visage, car il regardait la femme, qui avait pris la fuite dans une direction opposée à la mienne. Toujours accroupi au bord de l’eau, je dû le regarder trop fixement, car il me remarqua et s’avança vers moi, un sourire cruel aux lèvres. Tétanisé par la peur (je venais de remarquer le sang qui gouttait de la lame), je le fixais pendant qu'il continuait à s’approcher de moi. Bientôt, il se pencha, et je failli vomir en inhalant les effluves de pourriture nauséabondes qu’il rejetait. Bien sûr, ce fut le moment que je choisis pour remarquer son orbite gauche, vide, exhibant des reliefs de chaires pourries. Alors que je fermais les yeux, persuadé de ma fin imminente, j’entendis un craquement, puis un gargouillis. J’osai alors un regard et découvris mon tortionnaire, une épée sortant de la poitrine, la bouche en sang. Puis, dans un même mouvement, l’épée se retira de son cœur pour venir lui trancher le cou. Mystérieusement, je réussis à ne pas tacher mes habits de sang…

      Je relevais les yeux, et regardais mon sauveur. Ce que je vis ne me rassura pas : c’était un homme grand, avec de longues bottes en cuir, et une cape rouge qui lui arrivait mi-cuisse. Il essuyait tranquillement son épée, un sourire dur au visage. Il me regarda, visiblement surpris de me trouver encore ici. Je n’eus cependant guère le temps de poursuivre ma réflexion, car, voulant me relever, j‘ôtai mes mains de l’eau. Un rayon de soleil perça les nuages, et le brouillard se dissipa. Alors que je me tournais pour observer l’homme, celui-ci avait disparu. Mes mains n’étaient pas mouillées.
      Tant bien que mal, je rentrais chez moi. Ma mère, folle d’inquiétude, se fâcha en me demandant ou j’étais passé. Alors que je lui racontais mon histoire, je crus voir une ombre passer dans son regard. Finalement, elle décréta que j’avais de la fièvre, et m’envoya me coucher. Un peu plus tard, je fus réveillé par les cris d’une dispute, provenant de la chambre de mes parents. Je crois que cela me concernait... . Que savaient-ils exactement ? Demain, j'irai poser quelques questions à mon père.



      Charon- UNITY
    • J'avais dans l'idée que ce soit réel ^^
      Il aurait une sorte d'affinité avec le surnaturel, et, en touchant l'eau, aurait eu une vision du passé, quelques 800 ans auparavant, en plein moyen-âge...
      Deux possibilité alors:
      - C'étais bien lui et son corps c'est retrouvé propulsé dans le passé,
      - Un autre enfant aurait fait les mêmes gestes que lui 800 ans auparavant ( sans doute un ancêtre d’ailleurs ) et aurait ainsi déclenché une sorte de faille temporelle permettant à l'âme de notre jeune héros d'occuper le corps, ou de revivre un souvenir...

      Choisit ce que tu préfère ^^



      Charon- UNITY
    • Merci :)
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      Sommeil



      Je me couche…

      Comme tous les soirs, une fois la tête posée sur l’oreiller, mon esprit s’éveille. Et, comme tous les soirs, vient ce moment où je commence à penser, à m’interroger, à dériver. D’abord ténu, le courant d’idées devient tempête, puis ouragan, envahissant le moindre recoin de ma conscience, emportant dans son tourbillon insensé l’espoir d’un sommeil vite arrivé. Et alors, comme tous les soirs, je me dirige vers ce coin de mon esprit, îlot paisible dans la mer déchaînée. Le vent tombe et la mer se calme, et enfin cesse la musique de ce ballet infernal. Désormais, je ne suis plus seulement le maître de ma conscience, mais celui de mon corps tout entier. Je me relâche, et ouvre finalement la porte de mon âme, m’abandonnant à mon subconscient, qui m’entraine et m’emporte alors vers d’autres mondes, qui s’effaceront tels des mirages à la fin de mon voyage onirique.



      Charon- UNITY