Star wars orientalo-irlando-ecosso-canadien a la sauce paprika : Laozor Vs Gabriele Micaelis

    • Star wars orientalo-irlando-ecosso-canadien a la sauce paprika : Laozor Vs Gabriele Micaelis

      Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine...

      En fait fait non... Ça fait pas si longtemps que ça vue que c’était hier, et pis la galaxie c’est la notre mais je trouve que ça sonnais bien comme phrase d'intro. Je suis sûre que l'on peut faire un truc sympas avec une phrase d'intro comme ça...

      Bref donc j'ai reçu les textes -enfin quelque-uns pars-que les autres fêtes noël en avance on dirait... Mais j'en ai deux alors je vous les livre a la critique et surtout a la notation.

      Pour cette dernière on fait comme d'hab : Une ch'tite note sur 10 et un ch'ti commentaire qui va bien avec.

      Bonne lecture :



      Texte 1

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      Conseils : lire le texte à voix haute en vous laissant porter par la musique



      La scène commence par un silence

      Au lointain, une prière se fait entendre.

      Le plateau est jonché de tapis. A jardin, un homme à genoux. Dans une attitude humble. A l’avant-scène, une femme. Elle est recouverte de parures blanches. On ne la voit pas mais on la devine à la forme du monticule.

      Au fur et à mesure de la scène, elle s’élèvera, jouant avec les parures. Au son de la musique elle dansera, en écho à la lente prière de l’homme.


      Homme des Dunes:

      D’où viens-tu ? Dieu des Sables ?
      Quel est ta nature ?
      Es-tu prêt à entrer dans la danse ?
      Ta vie est pleine d’insouciance
      Et ton ardeur inspire l’aventure.
      D’où viens-tu ? Diable des Cieux ?


      Porté par les dunes, exalté d’un sang couleur de prune
      Acre simulacre de paprika.
      Souffle !
      Ta beauté n’en sera qu’égayée.
      Souffle !
      Tous verront tes atours
      Souffle !
      Et Virevolte…


      Vent de révolte…
      Souffle !
      Balaie tout alentour
      Souffle !
      Ton absence les a ensommeillés.
      Souffle !
      Acre nacre de tracas.
      Renait grandis des cendres, tombeau du grand Alexandre


      Etincelle de mille feux
      Soupir mélodieux.
      Entre, majestueux, dans la cour
      Extirpe-toi de ce lieu
      Explose de mille feux.


      Ta danse épouse mes yeux
      Tes travers sont bien trop vertueux.
      Sors, ridicule feu, de ta tour
      Brule tes traits élogieux
      Ferme enfin tes yeux.


      Bleu

      Vert

      Feu

      Terre.



      L’Homme des Dunes se tait. Seule, la danseuse, reste. La lumière et la musique s’éteignent progressivement, d’une manière imperceptible. La femme se rapproche de plus en plus du sol dans ses mouvements, qui comme la lumière ralentissent progressivement. Au noir elle se retrouve positionnée à l’avant-scène comme à l’instant du départ.


      [Hors texte]Vocabulaire :
      Jardin = à gauche de la scène, vu de la salle
      Cour = à droite de la scène, vu de la salle. [Hors texte][/quote]


      Texte 2

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      Le silence régnait maître en ces lieux. Un silence à la fois lourd et pesant. Un silence qui vivait de l’immensité du paysage, lequel aurait été capable d’étouffer directement le son sourd du battement de votre cœur. Le tout était baigné de cette perfection incarnée que représente le kem, le noir. La vie était absente en ces contrées sauvages et inexplorées, inviolées. Elle n’existait pas aujourd’hui, elle n’existerait pas demain.

      Alors Nout revêtit son plus bel apparat et, scintillante, se pencha de toute son envergure, de toute sa magnificence, sur le corps inerte de Dedoum. Elle avait amené avec elle la fraicheur mordante de la nuit et il fut parcouru d’un frisson qui lui traversa l’échine. Ses muscles érecteurs se crispèrent.

      De petits monticules apparurent sur le sol vierge. Un interminable vrombissement se fit entendre, comme si la Terre elle-même s’était réveillée. Le calme se fit soudainement ouragan, le sable se mit à voler en un tourbillon de fines particules et se dressa bientôt en un mur d’une centaine de mètres de hauteur. Puis le vrombissement se tût, les grains restèrent comme figés dans le temps, là-haut. De longues secondes s’écoulèrent sans que rien ne se passe, sans que rien ne bouge, sans que quoi que ce soit ne fasse le moindre bruit. Soudainement, le mur s’effondra en un énorme fracas.

      Désormais le paysage se trouvait lunaire. D’immenses dunes, semblables à d’énormes montagnes, avaient pris place. Le désert s’était dessiné, il s’étendait à perte de vue, infatigable, interminable.

      En suivant les méandres gracieuses du fleuve, en descendant vers la mer sur sa rive Ouest, on tombait sur un petit agglomérat d’habitations toutes similaires, toutes faites dans la même terre. Petites et tassées, elles se chevauchaient les unes aux autres. Sur leur toit plat se trouvait parfois un petit jardinet où les propriétaires pouvaient faire pousser quelques fruitiers. Le tout était disposé de manière circulaire autour de la grand place, laquelle chaque jour s’animait d’une flopée de marchands divers et variés. A la musique se mêlaient des couleurs flamboyantes ; le paprika des épices, l’or des soieries ou encore le bleu profond des pierres ; ainsi que diverses senteurs. Cette place du marché était le cœur névralgique de la ville, là où tout échange, troc ou commerce se décidait, qu’il soit en biens meubles ou immeubles, voire même humains.
      A la zone Est de cette agglomération se trouvaient des villas beaucoup plus riches, toutes plus somptueuses les unes que les autres. Elles appartenaient à de riches propriétaires marchands qui avaient fait descendre les pierres des carrières du Nil, beaucoup plus en amont. Leur localisation par rapport au village n’était en rien quelque chose de purement hasardeux, la terre y était à la fois beaucoup plus fertile du fait de la présence du fleuve, mais ils se trouvaient également au plus proche du palais.

      Mais ce soir, tout est calme, bien trop calme, quelque chose s’est passé ici.

      De l’autre côté du fleuve, sur une petite colline qui dominait toute la plaine, fort d’immenses colonnades, se dressait un magnifique palais, au terrasses luxuriantes d’espèces de plantes et de fruitiers en tous genres. Cœur de la vie politique, il rayonnait de par le monde sur l’ensemble de la population, comme un phare dirige les navires perdus.

      Mais ce soir, toutes les torches y sont éteintes, les pierres sont noircies et partiellement détruites, la vie a quitté ces lieux.

      Le vieux pharaon qui exerçait son règne depuis si longtemps sur les hommes avait fait face à leur rébellion. Le vieux pharaon avait trouvé la mort, de même que sa fille, Tefnout.

      Alors Nout, épuisée de s’être penchée aussi longtemps, se releva, laissant la place à Hathor, et l’ancien pharaon de voguer sur les flots célestes, le soleil de se lever, Ra.


      Alpha : Le Goret + V-Max / Bêta et Pi : V-Max

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    • Texte 1
      Note : 6/10
      Commentaire : Un texte qui se veut théâtral. Je suis d'accord, la musique le propose. En l'écoutant, j'aurais aussi pensé à une mise en scène. En gros, proposition tout à fait justifiable. On y retrouve le style désiré d'être imité, celui des poètes orientaux qui, contrairement aux occidentaux, préfère extirper la poésie de la simplicité des mots plutôt que de leur complexité. Quelques image, expressions, et rimes très naïves cependant. Ça sent le dictionnaire des rimes : C'est à dire que c'est parfois tiré à la ligne pour placer à la fin le mot souhaité, mais le problème étant que le mot sonne creux et faux. Des jeux sonorités sympathiques, mais je n'ai pas senti de rythme véritable. C'est la deuxième chose, et non des moindres, qui me dérange. Cela dit, dans l'ensemble, c'est sympa.

      Texte 2
      Note : 5/10
      Commentaire : Ce texte est bien écrit. Mais ce qui me dérange, et a rendu ma lecture totalement hermétique au moindre début d'imagination ou d'émotion, c'est que j'ai eu la désagréable impression que tu en as trop fait. Au sens où tu as tellement voulu produire un texte "qui fait bien écrit", avec le vocabulaire qu'il faut et les tournures de phrases parfois lourdes, qu'à mes yeux ça ne m'apparaît pas comme "sincère". On peut construire, bien entendu. Il FAUT construire martèleront certains. Mais personnellement, j'ai reçu ce texte comme trop superficiel, malgré ses qualités d'écriture et son histoire.