La Citadelle du non sens

    • La Citadelle du non sens

      Bonjour, bonsoir, bonjoir, bonsour.

      Vous êtes les bienvenus dans cette citadelle du non sens.

      Vous y trouverez nombre d'escaliers menant à des murs, des couloirs sans fin, des puits sans fond au milieu de ces mêmes couloirs et autres loufoqueries.

      Mais aussi et surtout des textes.

      Aujourd'hui je vous montre un texte que j'avais écris pour la finale de la plume d'or.

      Sauf que je l'ai fait considérablement évolué en prenant en compte les avis des votants (et aussi d'une petite voix qui m'a énormément aidé et qui se reconnaîtras).

      J'aimerais vraiment avoir votre avis sur ce texte (je peux vous retrouver la version originale si vous le souhaitez.

      Je vous souhaite une excellente lecture et vous souhaite bonne Pâque et Joyeux Noël !

      "Meaning of life"

      Un soir, au clair de lune, sortant de ma cabane, je gravis la colline.
      Et dans cette clairière où je me suis assis,
      Un soir au clair de lune, j’appris le sens de ma vie.

      Contemplant le ciel, une question me vint.
      Quel est la raison de ce monde ?
      Chaque jour des présents se créent. Chaque jour des futurs apparaissent. Mille possibilités naissent d’un sourire.
      Chaque jour de nouveaux mythes nous entourent, de nouvelles légendes cautionnent la compréhension de notre univers.
      Le Bien et le Mal, l’Enfer et le Paradis, éléments personnifiés d’un panthéon où les divinités se parent de mille noms.
      Malgré ses savoirs, l’Homme ne cesse de chercher sa place, de chercher le sens de son destin.
      A la recherche de l’immortalité, il exprime sa vaine recherche du Temps.
      Les siècles passant, l’Humanité a accru ses connaissances.
      Mais l’Existence et ses mystères restent incompris.
      Chaque parcelle de l’Existence en cette Terre contient une once de ce savoir.

      Et bien qu’aujourd’hui je possède toutes les parcelles de ce savoir, il m’en manque encore une toute petite portion.
      Et à chaque pleine lune, je me retrouve ici, sur cette colline qui m’a vu naître…
      Mais cette soirée possède une saveur particulière

      Depuis son piédestal, je sais qu'Elle m'observe.
      Elle me sourit.
      Et moi, la joie aux lèvres je porte mes yeux sur le golfe qui s'étend devant mon regard.
      Se reflétant sur l'Eau, la Lune, curieuse, se tourne vers moi.
      La brise me traverse et soulève ma chevelure.
      Aucun son alentour, nul oiseau, nul esprit. Seulement cette brise à la mélodie aérienne.
      Dans la Tapisserie, les étoiles se répandent au-delà de l'Astre nocturne.
      Quel que soit leur beauté, Séléné leur emporte la victoire dans ce concours sans fin.
      Séléné, fidèle, qui tourne autour de notre chère Gaïa depuis la nuit des Temps.
      Danseuse aux courbes sublimes, partenaire de la Planète bleue, tu agrémentes mes songes.
      Toi genèse des passions. Moi ton ultime innovation.

      Noyé dans son Ciel une étoile filante traverse le ciel d’été.
      Dans l’infinité de mondes, je comprends son auspice.
      Résurgence d’usages anciens, un vœu se forme dans mon esprit.
      Ce corps miracle est l’infime lanterne lancée dans le vent.
      Il fut un temps où chaque étoile était une âme.
      Il fut un temps où chaque vie avait une signification.
      Il fut un temps où chaque vie avait son importance et était respectée.
      Il fut un temps où nulle guerre n’existait.
      Ce temps est révolu, mais l’espoir reste.

      Le retour à la réalité est dur.
      Au loin, les délicates réalisations de mes frères.
      Des temps immémoriaux de l’existence commune, sans heurts ni violences, a succédé celui des empereurs, des rois et reines.
      Erigeant des royaumes, sortant la pierre, le bois et l’acier de la Terre, construisant maisons, châteaux mais surtout armes, pièges et armures.
      Milles histoires à peine commencées ;
      Milles terminées dans le sang.
      A la limite de l’explosion, la Terre s’en est gorgée.
      Chaque mortel en détruisait un autre.
      Les regards devinrent menaces, la caresse devint grognement tandis que la haine gagnait du terrain.
      La colombe, assassinée, a souvent été retrouvée dans le fossé. Une balle dans l’âme.
      Mahatma Gandhi, John Fitzgerald Kennedy, Yitzhak Rabin, Sitting bull, Malcolm Little.
      Tous des passeurs de lumière. Tous célèbres. Tous disparus.
      Les Hommes ont oubliés leurs noms.
      Ils se sont battus à chaque génération tentant de préserver une paix fragile.
      La Terre s’en souvient.

      En pensant à mes ancêtres, je revois l’époque sombre et douloureuse de mon arrivée.
      D’où venait la destruction ? Nul ne le sait vraiment.
      De la quête du pouvoir pour certains, de la vengeance, de la cupidité ou de la gloire pour d’autres.
      Nombreux furent ceux qui détruisirent par pur plaisir.
      Mais encore plus nombreux furent ceux qui ne réagirent pas.
      Estimant leur devoir accompli, ils laissaient les massacres se dérouler.
      Estimant que d’autres agiraient, ils laissaient les assassins créer des génocides.
      Tous eurent leur part dans la destruction de la vie.
      Pas seulement de la vie humaine.
      Du règne animal on retrouve des os.
      Du règne végétal quelques souches éparses.

      Seuls les buildings s’élancent insouciants dans le ciel.
      Derniers représentants du monde laissé en arrière.
      Ils sont vides aujourd’hui.
      Les quatre éléments ont repris leur place.
      Maître du monde à nouveau, il reprenne le pouvoir offert par la Terre.
      Seul, je me dresse encore, sans but, sans finalité. J’ai pu observer l’office de la Mort.

      Pour comprendre ce monde, il faut en apprendre l’essence.
      A partir d’une particule nommée Boson de Higgs deux êtres apparurent.
      L’un et l’autre androgyne. L’un et l’autre revêtant les aspects des deux sexes indifféremment.
      Milles noms leur sont donnés à travers le temps.
      A partir de cette particule de Dieu, naquirent la Vie et la Mort.

      A l’orée du monde, la Vie créa mille merveilles.
      A chaque merveille, la Mort resplendit un peu plus.
      Mais le Temps passait.
      Et chaque beauté fut prise par Anubis.
      Les créations de Rê, transformées par le souffle d’Hadès, prenaient un aspect froid et dur.
      Au commencement chaque planète était telle un Soleil.
      Par la grâce de la Dame blanche, ils permirent à de nouvelles vies de s’établir.
      Travaillant de concert, Tisseuse et Parque ensemble, elles filaient et coupaient les fils d’âme.
      Innovatrice de tous les Arts, Maîtresse de toutes beautés elles étaient contraires.
      Cette différence les éloigna.
      Thanatos comprit vite que proche de lui, toutes choses seraient éphémères et fragiles.
      S’éloignant de son alter égo, la Mort appris la souffrance.
      Le bonheur des êtres s’épanouit au détriment de son propre bonheur.
      La Créatrice, pourtant, continua de créer de nouveaux présents pour celle qu’elle aimait.
      Tous plus beaux les uns que les autres, elle leur laissait tracer leur chemin en direction du Néant.

      En ce clair de Lune, je pars vers ma destinée.
      Ultime cadeau de la Vie pour la Mort.
      En ce clair de Lune je pars la rejoindre
      Et la comprendre.
      Demain plus de Soleil.
      Car nul ne verra son ascension.
      Demain personne ne pourra plus dire que le monde continue de tourner.
      Que feras-t-il alors que plus rien n’existera ?
      La clarté des étoiles est faible.
      La dernière lueur de vie s’est éteinte.
      Ne reste que mon corps, comme ultime témoignage.
      De mon regard je reconstruis tout ce qui fut détruit.
      Les forêts sont verdoyantes. La Vie refleuri.
      Un clignement d’œil et tout disparaît à nouveau dans la souffrance.
      Les merveilles ne sont que fumée, mais mon cœur est réchauffé d’avoir pu un jour les contempler.
      De cette Terre calcinée et froide, ne restent que mes souvenirs.

      M’allongeant, je ferme les yeux.
      En paix avec moi-même, je lâche prise.
      Mon esprit s’évade de ma prison de chair.
      Détournant mon regard de la désolation, je laisse mon vœu se déliter, se faire emporter par le vent.
      La Patiente Mort s’est emparée de ce monde.

      La dernière conscience éteinte, la dernière vie consumée par l’amour, plus aucun cœur ne battit.

      Aucun mouvement n’existait.

      Dans ce silence, Vie et Mort s’étaient éteint.

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