Mon grimoire illustré... Mais qui de la plume ou du crayon a été le premier ?

    • Mon grimoire illustré... Mais qui de la plume ou du crayon a été le premier ?

      Voici longtemps que je l'avais dit...
      J'ouvre enfin les pages de mon grimoire magique !!!
      Attention vous partez pour un voyage onirique
      Dont vous ne sortirez pas indemne, promis...

      Un petit recueil de textes, par mes soins rédigés,
      Agrémentés à chaque fois d'une illustration personnalisée.
      Mais est-ce l'illustration qui a inspiré le texte...
      Ou sont-ce les mots qui ont créé l'image ?

      Bon voyage l'ami...
      Et si celui-ci ta plu, reviens de temps en temps par ici...
      ;)

      Libéré !

      Il vole ! Enfin ! Il vole sereinement au-dessus de l’onde marine !
      Il est grisé par le vent qui le porte, qui lui fouette le visage et embue ses yeux…
      Lui, si pataud avec sa patte brûlée… dans cette carcasse blanche… si lourde… il vole !



      Et pourtant ce n’était pas gagné… non vraiment pas ! Il lui avait fallu de nombreux essais… de nombreux échecs, qui l’avaient épuisé mais jamais démotivé. Son envie était intacte, son désir inassouvi… c’était devenu essentiel, quasi vital !

      Et puis, enfin, cette nuit de fin de juillet est arrivée. L’aube à peine naissante l’emplit de joie ! L’air est déjà presque chaud au ras du sol et le vent vient de tomber. Il faut alors s’élancer, se lancer…
      Claudiquant, crachant, cahotant, il démarre sa course…
      Eructant, fumant, vibrant de toute sa carcasse, il prend de la vitesse…
      Tressautant, sautillant, bondissant, il s’approche du vide de la falaise sans encore s’élever plus d’un pied…

      Son corps est si lourd, si pesant ! Cette enveloppe lui pèse tant, et pourtant elle est son seul salut…

      Gémissant, pestant, jurant, dans un dernier sursaut d’énergie il s’appuie de toutes ses forces sur sa voilure ! Les muscles tendus à tout rompre, ce squelette qui le porte au bord de la rupture, les yeux injectés de sang… dans un ultime effort inhumain il s’arrache enfin de cette terre nourricière si attirante ! Et dire que quelques mètres encore et il se serait écrasé au pied des falaises de ce cap d’où il s’est élancé… Mais maintenant il vole ! libre ! délivré de cette pesanteur qui le clouait au sol ! Le froid de l’altitude le pique et le saisit mais les premiers rayons d’un soleil naissant lui réchauffent un peu le dos.

      Son corps est si léger, si puissant ! Cette enveloppe ne lui pèse plus, elle était bien son seul salut…



      Il vole ! Enfin ! Il vole sereinement au-dessus de l’onde marine !
      Il est grisé par le vent de ce succès qui le porte, qui lui caresse le visage et embue ses yeux…
      Lui, si pataud avec sa « patte » brûlée… dans cette carcasse de bois et de métal… si lourde… il vole !



      Au cri des mouettes qui l’encouragent et de goélands qui l’accompagnent… Louis Blériot sourit dans son cockpit… En cette fin d’envol victorieux, les yeux fixant cet horizon de nuées, son esprit se perd un instant ; il rêve à ces majestueux albatros dont il se sent si proche aujourd’hui…



      Guerre Alpha
      Tant d’âmes abimées et égarées… perdues !
      Tant de pauvres ères qui supplient à ma porte…


      Tant d’âmes noircies autant apeurées… reçues !
      Tant de féroces trouillards qui, ici, grelottent…

      Tous ces esprits torturés par si grande horreur !
      Qui, pour leur famille et leurs amis restés, pleurent…
      Savent-ils que désormais ils pourront vivre sans peur ?


      Tous ces esprits à torturer avec bonheur !
      Qui, devant ma famille et mes mignons, bés, pleurent…
      Savent-ils qu’ils n’ont pas encore connu la vraie peur ?


      Oh, grand jamais ! Nous n’avions vu telle assemblée !
      Tant de personnes simultanément décédées…
      Taillées, brisées, broyées, étripées… décimées !
      Tant et tant, que mes anges ne cessent de pleurer.


      Oh, grand jamais ! Nous n’avions vu tel ramassis !
      Tant d’êtres humains, qui tous ensemble furent occis…
      Dépéris, flétris, moisis, décrépis… pourris !
      Tant et tant, que mes démons s’en régalent et rient.


      Les champs de bataille, un beau jour reverdiront.
      Les monts de chairs, les fleuves de sang, disparaitront…
      Car tout est un éternel recommencement,
      Et les esprits partis soutiendront les vivants !


      Les terres abreuvées de sang, toujours rougeoieront.
      Les monts de corps fumants, volcans deviendront…
      Rien ne sera oublié, pas un seul tourment,
      J’y veillerai, pour les morts, comme pour les vivants !


      « Diable » ! Pourvu que plus jamais ceci n’ai lieu !


      « Mon Dieu » ! Pourvu que tout ceci ait encor lieu !





      Je défends comme je condamne, je protège comme j'exécute...
      Mais est-ce de ma lame ou de ma plume qu'il faut le plus craindre ou espérer ?


      Mes images faites sur des logiciels basiques. ^^
      :arrow: Muséiôn - Expositions - Humble exposition d'amateur

      Envie de voyager ? :lyre:
      :arrow: Odyssées - La Plume et la Rose - Mon grimoire illustré

      The post was edited 1 time, last by Sire Elroy ().

    • j'aime beaucoup le deuxième poème, un peu moins les images mais les poèmes j'aime bien (le premier texte est aussi un poème prosé si j'ai bien compris, en tout cas il en a les codes)

      pour le poème en vers :
      J'ai un esprit très...cartésien, du coup j'ai un peu de mal avec la 4ème strophe qui est trop proche de la 5eme au niveau du sens. c'est difficile à expliquer mais en gros pour vulgariser, la 4eme strophe devrait être en noir à mon avis. Même si j'ai saisi ton idée d'opposition entre anges/démon, "rient"/"pleurent" etc, les 3eme vers de ces deux strophes restent sur le même ton, avec la même construction et le même champs lexical, du coup le sens principal qui s'en dégage est sensiblement le même.

      Taillées, brisées, broyées, étripées… décimées !
      [...]
      Dépéris, flétris, moisis, décrépis… pourris !


      bref j’espère que tu comprendras ce que je veux dire car ça ne me parait pas hyper clair^^

      sinon bravo j'ai vraiment bien aimé, tu l'auras compris surtout le poème en vers :)

      le mot de la fin? allez, je te le laisse :
      « Diable » ! Pourvu que plus jamais ceci n’ai lieu !

      « Mon Dieu » ! Pourvu que tout ceci ait encor lieu !



      Delta, #cestmoidieuetjeferaisensortederepondreatapriere