MRC vs Empire Pouj : l'échec poujolien

    • MRC vs Empire Pouj : l'échec poujolien

      L’Empire Pouj a été vaincu. Désorganisé, manquant d’allant et de joueurs actifs aux moments nécessaires, il ne s’est lancé à l’assaut qu’avec la force du désespoir, par devoir, pour défendre le peuple d'Anchise attaqué initialement et sans raison par Gengiskhan quelques semaines plus tôt. Ainsi, c'est bien un mercenaire qui entraina ce conflit, et non pas l'Empire qui attaqua MRC en premier.


      Rien ne laissait présager cette défaite amère au début.

      Après quelques escarmouches désordonnées pour faire savoir notre colère face à cet acte contre l'un des peuples de la nation poujolienne, le diplomate mercenaire DarkNoob proposa à l'Empereur de Pouj, Amildor, de résoudre le différend en un lieu.

      Mais les poujoliens ne parvinrent à s'organiser en 2 semaines, par manque d'expérience et de dynamisme. Et leur Général ne put que très peu participer aux tractations pour établir les conditions du conflit.

      Le 10 novembre en fin de matinée, l’Empereur, résigné, envoya sa propre légion sous son commandement confronté l’ennemi, le visage fermé et les yeux emplis d’une frustration sourde, tel Stannis Barathéon face à la maison Bolton en pleine hiver, fataliste.

      Par principe, il dirigea donc ses bataillons dans la bataille, rejoint dès que possible par la légion du légat Anchise.

      Ils tinrent toute une après-midi avec leurs troupes.


      Car oui, moi Amildor Ier, 2nd Empereur de Pouj, voici ma vertu dans l'échec : j’ai assumé la mort de chaque soldat poujolien tombé ce jour, j’ai combattu jusqu’à la défaite lorsque la bataille tournait court. Dernier survivant sur le champ de bataille, je fus retenu captif jusqu'au coucher du soleil où je fus amené devant Nemesis pour me déclarer vaincu.
      Ma honte et ma colère furent grandes devant cet échec cuisant. J'accusai le coup et ne broncha pas.


      Je suis revenu vers la capitale impériale seul sur mon destrier, souillé de sang noircie et de tripes, ma propre chair pleine de honte. Je fus accueilli par une foule silencieuse. Les veuves et veufs ne pleurèrent pas, nul ne prononça mot.

      C’est ainsi que l’Empereur de Pouj rentrait de chaque bataille, en tête du cortège avec les légats devant lui, tous ovationnés par un vikingclap, même après une défaite. Il aime vivre auprès les fantassins d’azur et d’or autant qu’il abhorre le confort des palais, il sent la sueur et le cruor après la bataille, il monte à l'assaut sans heaume pour soutenir ses hommes. Mais pas le soir de ce funeste 10 novembre. Il n'y eut pas d'acclamations ni d'applaudissements.


      Suite à ce jour sombre pour l'Empire, j'annonce que, quand je saurais la victoire impossible, je l'assumerais et resterais désormais le plus longtemps possible pour couvrir les éventuelles retraites. La Légion Impériale prendra les coups pour protéger ses autres légions et leur éviter des pertes trop grandes, dès qu'elle le pourra.



      Si les batailles que le légat Anchise, le général Radaglast et moi-même avons mené à Lance-en-Terre et La Rixe-sur-Mer doivent rester dans l'histoire de Demeter, qu'on s'en souvienne pour avoir montré la bravoure et la philosophie poujolienne : nous défions plus gros que nous et nous n'avons pas peur de la défaite tant que nous défendons nos couleurs.


      Nous sommes tenaces, nous apprendrons. Et malgré quelques savons distribués, j’ai confiance en mes poujoliens. Je préfère mille fois perdre avec eux que de triompher avec d'autres. La boue des tranchées m’est bien plus confortable en leur présence.


      Alors oui, l'Empire a perdu cette drôle de guerre et a déçu. Nous en tirerons des enseignements.


      "Sic Parvis Magna"